• L'Escogriffe
    336
    Une analyse d'ING sur le futur du véhicule électrique. C'est le truc le plus intelligent que j'ai lu récemment (et j'en lis des kilos).
  • realdriver
    135
    C'est pas très réjouissant. Surtout pour les mecs que font des filtres...
  • L'Escogriffe
    336
    Dans les 20 ans à venir on va tout mettre par terre: l'architecture des véhicules, l'utilisation qu'on en a et le modèle économique qui va avec. Vous avez deux façons de voir les choses: faire l'autruche en espérant prendre une branlée le plus tard possible ou vous dire qu'il y aura des opportunités à saisir. Auquel cas vous mettez en place une cellule avec des gusses qui analysent très finement ce qui se passe (et où ça va) et des gusses qui innovent dans tous les sens.

    Si tout se passe bien à court terme vous collez au plus près du marché (l'échelle de valeur est déjà chamboulée par l'hybridation, le moteur thermique est de plus vu comme une commodité qui doit coûter le moins cher possible, la valeur ajoutée se déplaçant sur l'hybridation) et à moyen terme quand le marché se retournera vous serez dans le bon wagon.

    La question n'est pas de savoir si vous fabriquez des filtres, des essuie glaces ou des poignées de porte mais quel est votre savoir faire et comment vous pouvez l'articuler autour d'autre chose, dans l'automobile ou pas. Dans l’informatique les entreprises se réinventent tous les 10 ans (depuis 40 ans...) sous peine de disparaître corps et bien, c'est que ça n'est pas si insurmontable. Au passage un livre intéressant sur le sujet, que certains d'entre vous ont probablement déjà du lire:

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  • LIR
    208
    intéressant.... Ca permet de remettre en question 2 ou 3 stratégies de constructeurs européens...

    Je sens que le marché des démolitions d'usines désaffectées à un bel avenir.
  • L'Escogriffe
    336
    De même que celui de la construction de stations de recharge (et les infras qui vont avec).
  • LIR
    208
    ouais... mais bon ça casse pas 3 pattes à un canard en termes de travaux et de couts... en revanche les centrales électriques, ça va redevenir porteur...
  • Zof
    120
    D'un point de vue amateur de bagnole, au moins c'est fun: la production ice actuelle est chiatique au cube, d'où l'attrait pour les trucs caractériels des années 80/90. Mais les nouveaux bidules électriques sont marrants parce que pour combler les contraintes et les coûts, on recommence à faire des voitures sympa et jouettes.
  • realdriver
    135
    Je suis d'accord. On ne se rend pas vraiment compte, mais ça fait quelques temps qu'on est dans une période de transition entre l'automobile à combustion du 20e siècle et ce que va devenir la mobilité privée du futur.

    Quand j'entends les BMW M4 et autres Maseratis démarrer dans le parking en face de mon bureau avec leurs valves à l'échappement ouvertes - bruit artificielle et totalement inutile, agrémenté à l'intérieur par les hauts parleur - j'ai presque honte pour leurs conducteurs. La course à la puissance est devenue totalement ridicule. L'automobile est devenue un "ego trip".

    C'est pas entièrement faux de dire qu'elle l'a toujours été. Mais à l'époque, si on ajoutait un échappement plus bruyant, c'était pour gagner en perfs (utile quand on n'a que 59cv sur sa Mini Clubman). Une automobile bon marché était une merde.

    L’électrique et l'automatisation semble être le futur. Au moins l'évolution de ces nouvelles technologies est amusante à suivre.
  • LIR
    208
    Et même sans rentrer dans des considération socio/psychologique, tout ce que j'ai conduit en électrique (bon ok y en a pas masse, ça fait que 3 voitures... ou plutot 2.5, je suis pas certain que le twizzy compte pour 1) m'a toujours sacrément fait marrer!

    Même la Zoé du boulot je trouve ça fun !

    ceux qui doivent gentiment se les mordre, ce sont tout ceux qui ont jeté des millions d'euros dans l’hydrogène et autre excentricité...
  • L'Escogriffe
    336
    ceux qui doivent gentiment se les mordre, ce sont tout ceux qui ont jeté des millions d'euros dans l’hydrogène et autre excentricité...LIR

    Apparemment ils ne doivent pas se les mordre tant que ça parce que

    1. ils persévèrent: Mercedes sortira quand même leurs modèles fuel cell (en revanche ils n'en développeront pas d'autre), Hyundai met les bouchées doubles, ils veulent en vendre 3000 par an à court terme, Toyota essaie de le remettre à toutes les sauces (camion, générateur résidentiel..., poids lourd).
    2. ils recrutent: GM et Honda viennent de faire une JV sur le sujet, tout le monde au Japon se donne la main pour faire l'hybrid society tant souhaitée par Shinzo Abe.
  • LIR
    208
    Pardon, je reformule :
    "ceux qui vont gentiment se les mordre, ce sont tout ceux qui ont jeté des millions d'euros dans l’hydrogène et autre excentricité.."

    l'hydrogène c'est une aberration énergétique. Déjà face au MCI c'est discutable, mais alors face à l'électrique, c'est mort-né, tant qu'on sera régit par les lois de la physique actuelle.
  • Alasdair
    69
    Ce qui me frappe depuis quelques mois, c'est qu'on y est déjà. Et que ça n'a pas pris si longtemps, et que c'est assez indolore comme transition (du moins du point du grand public).

    Quand on a commencé à parler BEV pour les trajets quotidiens de ma copine, on s'est dit que ça allait être impossible: on a pas de box pour y coller un chargeur, et il n'y a pas de bornes Autolib là où je vis non plus. C'était il y 3 mois. Depuis le Vinci du coin a mis en chantier des places avec chargeur, et c'est la même chose au parking du boulot de ma nana. Je n'ai rien rien vu venir, mais d'un coup ça rend les choses beaucoup plus tangibles.

    Dans le même registre, cet été j'ai croisé deux Tesla venues de l'étranger pour les vacances. L'une en plaque norvégiennes à Paris. L'autre en plaques néerlandaises quelque part dans le centre du pays. Ça non plus je ne l'avais pas vu venir.
  • L'Escogriffe
    336
    Il y a ça aussi comme doc, de l'iea en l’occurrence.

    Le document aborde la demande énergétique et comment la satisfaire / moduler (page 41) mais ce qui m'a le plus surpris c'est qu'en fin de compte, les fast chargers, on s'en fout (page 32). On est content d'en avoir sur la route des vacances sinon le reste du temps on charge tranquillement à la maison, au boulot ou pendant qu'on fait ses courses et tout se passe très bien.

    Ce qui, de fait, rend la satisfaction de la demande très modulable.

    L'Histoire est clairement en marche de ce point de vue là, de toute manière cet été la France et l'Angleterre ont annoncé une fin des ventes des moteurs thermiques en 2040 et l'Allemagne risque de finir par suivre. Donc en gros on connait la fin du film, il n'y a qu'à écrire l'histoire.

    Même Marchionne s'en converti à l'électrique, plutôt abruptement d'ailleurs, passant de "ne m'achetez pas la 500e, je perds 14 000$ par voiture" mi juillet à "la moitié de nos voitures seront électriques en 2002" 15 jours plus tard.

    Il va se déployer entre 8 et 25 fois plus de stations de recharge d'ici 2030 (page 39) pour donner un ordre d'idée. En France 50 à 75% des places de parking d'un logement neuf doivent comporter un pré câblage basse puissance (7-22kW), 5 à 10% des places de parking d'un bâtiment commercial (22kW mini). Donc cette révolution, si silencieuse soit elle, est en marche et de grande ampleur.

    L'hydrogène je suis assez d'accord, pourtant que je vois des boites comme Toy insister, le Japon s'y jeter à corps perdu et Honda / GM se mettre ensemble sur le sujet, ça me fait douter. Sur le principe c'est un carnage: envoyer du courant dans de l'eau pour faire de l'hydrogène. Chaque étape a un rendement minable, l'ensemble est une ruine. Néanmoins on commence à lire des articles sur le thème "faut balancer beaucoup de courant, mais quand on a une éolienne qui produit sans demande à satisfaire, c'est parfait".

    Audi par exemple lance deux modèles tournant au bio gaz, après avoir construit 2 usines qui allaient avec ledit bio gaz.



    Dans ce cas ils produisent l'hydrogène et derrière ils le recombinent avec du CO² capté pour faire du bio méthane. Donc une étape de plus. En revanche ça leur permet de soustraire le CO² capté du bilan carbone de ladite Audi (hum) mais surtout au système de réservoir près c'est implémentable dans la voiture déjà existante. Démarche qui semble donc plutôt viable industriellement parlant.

    Les piles à combustible en revanche c'est du genre comique: le comburant est l'oxygène de l'air mais l'oxygène PUR. laissez entrer n'importe quoi qui n'est pas de l'oxygène pur (micro particule, aérosol, gaz quelconque) et il se fera un plaisir de venir se déposer sur la membrane. Or la membrane réagit par contact. Une fois que vous avez tartiné toute la membrane, c'est cuit, ça ne marche plus. Quand on voit le nombre de trucs qu'on trouve dans l’atmosphère des grandes villes, ça s'annonce divertissant en termes de durabilité...
  • LIR
    208
    Au final la vitesse de la transition en ce qui concerne le BEV ne dépend que de la vitesse de progrès de la R&D des fabricants de batterie.

    On a 2 Zoé au taff depuis quelques années... autonomie initiale : 80 km (et encore, quand c'est moi qui roule je suis en dessous des 50). On a reçu les nouvelles avec l'autonomie de 400km (annoncée, ce qui fait qu'on doit se situer à 280 un truc dans le genre... ben les gens font le trajet strasbourg-Metz avec. à partir de ce moment, les voiture de service mazout ne servent plus à rien ou presque et on va passer d'ici juin de 2 zoé et 12 mazout au ratio exactement inverse! de ce fait tu exploses la demande, et les bornes de recharge se multiplient (d'autant que ça coute assez peu cher à installer)

    Pour l'hydrogène, tu peux prendre le sujet dans tus les sens, le seul intérêt qu'il a c'est avec une énergie gratuite ou quasi gratuite, de stocker de l’énergie en vue de l'utiliser au moment où on en a besoin. Mais là encore, ça ne supportera longtemps la concurrence de la batterie, qui au final sert à la même chose.

    A partir du moment où tu peux raisonnablement stocker de l’énergie électrique, (et l'évolution des batteries commence à rendre la chose possible) tu redéfinies complètement la règles de production-consommation qui pourtant nous contraignent depuis 60 ans.

    Et attendez de voir ce que ça va apporter comme changement vis à vis de l'électricité de votre foyer ou de l'électricité urbaine ! Si en 2035 on sait faire des voitures électriques qui concurrencent techniquement les voitures à MCI, on saura aussi faire des logements autonomes ou presque, fini les fils électriques et les centrales à l'ancienne que tu régules en fonction de ta demande. Ça prendra plus de temps, mais ça viendra... Une fois découplée la production de la consommation, tu ouvres un champs de possibles de dingue
  • L'Escogriffe
    336
    Pour l'hydrogène, tu peux prendre le sujet dans tus les sens, le seul intérêt qu'il a c'est avec une énergie gratuite ou quasi gratuite, de stocker de l’énergie en vue de l'utiliser au moment où on en a besoin. Mais là encore, ça ne supportera longtemps la concurrence de la batterie, qui au final sert à la même chose.LIR

    Doublement: l'hydrogène, étant le plus petit élément de la classification périodique, a notamment la capacité de passer à travers n'importe quel métal et plus généralement tous les autres éléments du tableau. Donc le stocker / transporter est très chiant, le truc ayant une franche envie de fuir, en se faufilant entre les atomes de son contenant. J'avais lu un papier qui expliquait d'injecter l'hydrogène au terminal de Fos sur mer pour l'envoyer à Paris via les pipelines (en métal) existant finirait en fuite massive, seulement 1/3 du truc arrivant à bon port. Je ne sais pas dans quel mesure le truc noircissait el tableau, mais ça n'était pas très engageant.

    A partir du moment où tu peux raisonnablement stocker de l’énergie électrique, (et l'évolution des batteries commence à rendre la chose possible) tu redéfinies complètement la règles de production-consommation qui pourtant nous contraignent depuis 60 ans.LIR

    D'autant qu'il y a un effet boule de neige: les anciennes batteries de voiture électrique, plus assez efficaces pour garantir une autonomie décente sur un véhicule, sont en revanche une très bonne opportunité de bâtir des clusters de batteries résidentielles. EDF et Renault travaillent d'ailleurs en ce moment à la rédaction d'une certification pour ces batteries de 2e main. Pour la petite histoire Renault Nissan est le premier propriétaire au monde de batterie Li-Ion, de par la flotte de Leaf / Zoé dans la rue.

    Doc plus il y a de voitures électrique, plus il y a de batteries de 2e main disponibles quelques années plus tard et donc plus on peut stocker de l’énergie afin de lisser la demande, ce qui favorise le développement des voitures électriques et ainsi de suite.

    J'y pensai hier (en regardant la bande annonce de Project Cars 2), ça va quand même me manquer les moteurs qui font du bruit. On fera des économies de boules Quiès au Mans. Mine de rien, le nombre qu'on est, depuis le temps qu'on y va, ça commence à en faire du déchet plastique...
  • LIR
    208
    Ah tiens ça j'y avait pensé, au parc de batteries à l'échelle des constructeurs... intéressant comme réflexion. J'avais toujours pris le principe de loc des batteries comme un Pis aller des constructeurs pour rendre la voiture attractive, mais vu sous l'angle de l'amortissement et de l'ampleur de la capacité de stockage, ça ouvre quelques possibilités pas dégueulasses du tout!

    Pour le sport auto, je me demande si on aura pas à un moment in schisme entre le sport auto, qui restera thermique, alors que le quiddam roulera en BEV depuis longtemps... ça suppose de remettre en cause pas mal de chose dans le modèle du sport auto, mais c'est pas impossible.

    Et puis que va-t-il sur le marché du pétrole si la consommation automobile de pétrole chute drastiquement?
  • L'Escogriffe
    336
    Ah tiens ça j'y avait pensé, au parc de batteries à l'échelle des constructeurs... intéressant comme réflexion. J'avais toujours pris le principe de loc des batteries comme un Pis aller des constructeurs pour rendre la voiture attractive, mais vu sous l'angle de l'amortissement et de l'ampleur de la capacité de stockage, ça ouvre quelques possibilités pas dégueulasses du tout!LIR

    Les OEMs n'ont pas le choix, c'est la loi. Ils doivent rester proprio des batteries, afin de garantir leur recyclage. Si vous en laissez la propriété aux particuliers elles vont finir dans la nature, au fond des lacs et autres dépose sauvage déjà usité. Quand c'est un lave linge, c'est sale, quand c'est un pack de 600kg de Li-Ion, c'est le drame.

    Pour le sport auto, je me demande si on aura pas à un moment in schisme entre le sport auto, qui restera thermique, alors que le quiddam roulera en BEV depuis longtemps... ça suppose de remettre en cause pas mal de chose dans le modèle du sport auto, mais c'est pas impossible.LIR

    Il pourrait effectivement y avoir un schisme, finalement le motoGP est passé au 4 temps 40 ans après le marché. Ça reste un spectacle, ça ne me choque pas (mais j'ai tendance à être con et réactionnaire sur le sujet).

    Et puis que va-t-il sur le marché du pétrole si la consommation automobile de pétrole chute drastiquement?LIR

    Le pétrole je me pose la question. On sait quoi en faire: le brûler dans des bateaux, des avions, probablement des camions et en faire toutes sortes de dérivés. Plusieurs choses néanmoins pour le VP:

    - La France et l'Angleterre qui passent au full elec, fort bien. Mais ça représente moins de 5 millions de voitures / an. La Norvège je n'en parle même pas.
    - En Chine tout le marché ne va pas basculer. Dans les grandes villes ça pénètre, certes, mais on parle de quelques pourcents actuellement. Donc il devrait rester une forte proportion de thermique, sauf si le gouvernement légifère (sachant qu'en Chine ce genre de décision reste assez local, grande ville par grande ville).
    - A horizon 2040 la France et l'Angleterre interdisent à la vente les véhicules à combustion interne. Pas à la circulation. Tout ce qui roule déjà continuera à rouler. Cuba a continué à faire rouler ses vieilles américaines pendant 50 ans...
    - A ne pas oublier que l'électrique est un problème de pays développé (+ Chine et Inde à marche forcé). Ce sont les plus gros marchés, certes (Europe 23 millions, NAFTA 16, Japon Corée 13, Chine 20 à 30, Inde 4 à 8) mais il n'en reste pas moins l'Amérique du sud, L'Asie du sud est / Océanie (l'Australien m'a l'air peu motivé pour basculer son ute à l'électrique pour partir traverser le bush où il y a déjà une station service tous les 2 jours de route) et l'Afrique, gros marché émergent. Donc, grosse masse, une bonne vingtaine de millions de voitures rien que sur ces marchés.

    Tout mis bout à bout, la demande en pétrole pour le marché du VP ne va donc pas décrocher instantanément. Néanmoins la baisse devrait être sensible. La grande question que je me pose est: les prix vont ils décrocher (offre / demande) ou grimper (forages coûteux qui devront être amortis plus fortement sur de plus faibles quantités).

    Sachant que les taxes, du moins en Europe, devraient être dissuasives sur ce qui sera un carburant sale, honni etc. Donc on devrait payer notre essence encore plus cher. Ceci dit le sans plomb valait 5 francs, maintenant il vaut 1,60€ , peut être vaudra t il 3€, maintenant ça nous parait irréaliste mais quand il y sera on l'achètera quand même par choix ou par contrainte.
  • LIR
    208
    Je suis pas certain qu'un marché comme la chine ne passe pas lui aussi massivement au BEV du moment que ces derniers sont concurrentiels vis à vis du MCI. D'autant que la chine a les moyens géographiques et politiques de se passer du pétrole pour faire de l’électricité.

    Pour l'Afrique ce sera différent mais dans la même veine : si tu savais le nombre de projets photovoltaïques qu'on a en ce moment là bas, c'est assez démentiel.

    Et quand on parle d'interdire en France la vente en 2040 aux voitures thermiques, si effectivement la voiture électrique est plus rentable à partir de 2035, l'interdiction ne sera même pas nécessaire, l'économie de marché s'en chargera plus rapidement et plus efficacement.
    Même à supposer que les pays moins développés mettent 20 ans à suivre le même chemin, on se retrouve à horizon 40 ans avec un marché du pétrole complètement bouleversé... sachant que dans ce domaine, ils ont infoutus de savoir où ils vont à horizon 2 ou 3 ans (cf l'époque où on nous prédisait qu'il fallait s'habituer à un baril à 200$), ça promet quelques soubresauts pas piqués des vers... et je te parle même pas des conséquences géopolitiques...
  • realdriver
    135
    Les premiers essais de la Tesla Model 3 sont sont là: http://www.motortrend.com/cars/tesla/model-3/2018/exclusive-tesla-model-3-first-drive-review/

    D'après le résultat, ils n'auront aucun problème à écouler leurs 400'000 exemplaires par année.

    Have I ever driven a more startling small sedan? I haven’t. At speed, it gains a laser-alertness I haven’t encountered before. By happenstance, associate road test editor Erick Ayapana had penciled me into a 2.0-liter Alfa Romeo Giulia to get here, and it feels like a wet sponge by comparison.

    Avec l'intégration de Solarcity à Tesla et avec leur réseau de Supercharger, Tesla à une avance vraiment nette sur la concurence...
  • L'Escogriffe
    336
    En fait ils n'ont pas de concurrence, les déboires de FF le démontrant. Ils sont en train de créer un univers de produits. Ils n'ont pas eu le choix me direz vous mais ça a de plus en plus l'air de tenir la route leur truc.

    Pourtant les levées de fonds incessantes ont longtemps fait hésiter entre pyramide de Ponzi et gestion à vue.

    Les OEMs arrivent, les réseaux "publics" de recharge se développent, on va voir comment ça va évoluer. Je pense que le terrain qu'ils ont pris là, personne ne leur reprendra. D'autant que les OEMs arrivent, certes mais il va encore s'écouler une à deux années avant qu'il n'y ait une vraie concurrence en dehors des quelques épiphénomènes que sont l'i3, la Leaf ou la Bolt.
  • Zof
    120
    Effectivement je charge tranquillement la nuit, et dans l'interparking du centre ville, par pur confort, l'allez retour maison/boulot avec mon client actuel prend 28% de batterie maximum.

    L'autonomie est un faux problème même avec les batteries ancienne génération comme la mienne. L'agrément est dément et tout le monde est jaloux de l'intérieur de l'i3.

    C'était un (petit) pari de passer à l'électrique et deux ans après je n'y trouve que des avantages.

    @L'Escogriffe déjà à l’heure actuelle les grandes villes comme Paris selectionnent les vehicules qui peuvent rentrer, vous pensez qu’elles vont se gêner pour interdire les mci?

    Maintenant il y a d'autres facteurs, on a l'occasion de se débarrasser de l'emprise de l'OPEP, c'est un incitant qui finira à moyen terme par être plus important que l'industrie automobile traditionnelle locale... dans les 15 ans on peut - grâce entre autres à la voiture électrique et la route maritime du nord - prétendre se passer du canal de Suez, je ne sais pas si on saisit bien l'importance du séisme géopolitique que cela représente.

    D'autant que les mécanismes qui permettent aux batteries auto branchées chez les particuliers d'être les backup du grid sont en train de proliférer, ce qui ouvre des tas de perspectives géostratégiques amusantes.

    Ceux qui vont vraiment se mordre les doigts, c'est les pays qui ont tout misé sur les ressources naturelles.
  • L'Escogriffe
    336
    Bon, la route du nord c'est pas encore gagné.

    1. on a aucune carte précise des fonds marins et tout cartographier prendrait 150 ans ou un truc du genre.
    2. faire des cartes en sert pas à grand chose, les fonds bougent sans cesse, il y a même des i^les qui se créent et qui disparaissent.

    Sur des rafiots qui ont 15 mètres de tirant d'eau, ça peut faire désordre...
  • Zof
    120
    C'est un problème en effet, sûrement important.

    C'est aussi un enjeu colossal pour la Russie. Si seulement ils avaient eu de gros bateaux et l'intéret de les faire passer par là...
    typhoon7.jpg
  • L'Escogriffe
    336
    Bien vu, info très intéressante. Ca change tout: les russes ouvrent la voie avec leur brise glace (en évitant le fond farceur au sonar) et derrière les cargos suivent à la queue leu-leu (ce que les russes ne manqueront pas de faire payer, outre l'avantage stratégique colossal que cela représente, cf la jurisprudence "Suez").

    La route du Nord est donc ouverte, à quelques cordons de soudure et un peu de peinture près.

    A part ça, j'ai découvert récemment comment fonctionne un brise glace. Je pensai bêtement qu'il avait le nez pointu et qu'il poussait très fort pour tout péter, j'avais tout faux. Ci dessous un vidéo une vidéo fort instructive pour ceux qui sont aussi bête que moi:

  • L'Escogriffe
    336
    Voici donc la Type E électrique.

    Tout le monde a l'air de trouver ça génial apparemment, sauf moi, qui trouve ça complètement con. Je m'explique: une ancienne est pour moi indissociable de sa mécanique. Qu'on soit clair, généralement elles freinent mal, tiennent modérément le parquet, ont une boite de camion, puent l'essence et offrent un confort (notamment acoustique et thermique) proche du néant.

    Leur seul et unique intérêt (outre celui d'épateur votre voisin ou beau frère) réside dans leur moteur, plus ou moins fiable, certes mais vivant, communicatif, lyrique.

    Donc à fortiori sur une Type E et son ligne en ligne au hululement si caractéristique, je trouve ça sans aucun intérêt automobile.

    Ca permet de créer un peu de buzz pour les Jag hybrides mais ça c'est un autre débat.

    Et vous, qu'en pensez vous ?
  • ODB
    25
    Je trouve ça assez limité. Je me fiche des véhicules électrique justement parce-que j'aime la mécanique "vivante". Cependant Bmw, avec son i3 et surtout son scooter le C-Evolution ( j'aime bien Akira...) m'ont quelque peu fait changer d'avis dans le sens ou ces véhicules ont une gueule différente et assumé car ils le sont et donc en devienne attractif en tant qu'objet roulant "cohérent".
    Pour le coup il n'y en a aucune dans cette type E électrique. Une longue saucisse molle qui fait un bruit d'aspirateur, non merci.

    Mon analyse aussi est limité...
  • Alasdair
    69
    Je pense que le principal écueil dans cette démarche est qu'elle va focaliser l'attention sur le "sacrilège" de toucher à une Type E. Et sur le fond, je suis assez d'accord avec l'Esco, une ancienne, ça s'envisage comme un tout.

    Après, ça fait un bail que je dis que je ne serais pas contre l'idée d'électrifier ma XJ40. Parce que c'est un gros truc qui doit tracter en souplesse, que la mécanique ne s'y exprime que peu, et que finalement un moteur électrique ne changerait rien à l’expérience. Le raisonnement s'applique de la même manière à une Rolls d'ailleurs. Ce sont des voitures qui ne s'apprécient pas sur piste, ou pour une promenade dynamique le dimache... leur contexte est plus quotidien. Et cet usage quotidien va être de plus en plus limité (interdictions, prix de l'essence sur des engins qui consomment tout de même énormément). Bref, je pense qu'il y a des cas où ça s'entend.

    Et je suis content que Jaguar se soit emparé du sujet et ait fait un effort sur le packaging (l'idée de reprendre l'encombrement du bloc, même si c'est un peu caricatural). Le choix de la Type E, c'est pour la comm, les débouchés sont ailleurs (mais je pense qu'ils sont réels).
  • L'Escogriffe
    336
    C'est sûr que dans ces cas précis le moteur ne sert à rien d'autre qu'à mouvoir du cuir et du bois. De fait, du moment que ça fait tourner les roues en minimisant les emmerdements, c'est intéressant. Tiens, un moteur qui est source d'emmerdements, ça me rappelle quelqu'un.



    Pour une raison que j'ignore il y a un fond bleu bizarre qui gesticule derrière. C'est néanmoins intéressant.
  • Zof
    120
    Généralement je suis moins fan d'électrifier des voitures au départ conçues pour autre chose. Cela ne peut être qu'une somme de compromis vaguement maîtrisés.

    Qu'on entre dans une nouvelle aire de nouvelles voitures, par contre ca m'intéresse, comme vous l'aviez déjà forcément deviné...



    Article du FT d'aujourd'hui:

    Why Paris will be the first post-car metropolis

    ‘The city’s parking spaces will become bike or scooter paths, café terraces or playgrounds’

    September 7, 2017

    In Lima next Wednesday, the International Olympic Committee will rubber-stamp Paris as host of the 2024 Games. By the time the Games begin, Paris will be transformed. “Vehicles with combustion engines driven by private individuals” could well be banned from the city by then, says Jean-Louis Missika, the deputy mayor, whose responsibilities include urban planning. He gestures out of his office window in Paris’s city hall at the busy rue de Rivoli. By 2024, driverless shuttle buses should be going up and down the road all day. Olympic visitors will see a vision of the post-car city.

    Anyone watching lorries calmly unload on pedestrian crossings in today’s Paris will struggle to believe this. Paris is now dirty, chaotic, years behind the transport frontrunners Amsterdam and Copenhagen and, according to its mayor, Anne Hidalgo, suffers 6,500 deaths a year from pollution. But that’s largely because Paris was built pre-car, and never had the space for the 20th-century technology. Now, as private cars start fading out, pre-car cities will come into their own. Paris, capital of the 19th century, could be the capital of the 21st.

    The city is already unrolling the future: raising the price of parking, adding bike lanes and planning to ban diesel cars by 2020. Paris has all the qualities to become the world’s first post-car metropolis. First of all, it’s too dense for cars and, as ever more tourists pile in, it keeps getting denser. “Every inch of that road surface has to be maximised,” says Ross Douglas, who runs Autonomy, an annual urban-mobility conference in Paris. “The first thing the city will want to do is reduce the 150,000 cars parked on the street doing nothing. Why should you occupy 12 square metres to move yourself? Why should you use a big diesel engine to pollute me and my family?”

    By 2024, driverless taxis will be making ride after ride, almost never parking. Paris’s parking spaces will become bike or scooter paths, café terraces or playgrounds.

    The second reason Paris can change fast: France’s car industry has been steadily shedding jobs since the 1980s. It’s now too small to lobby hard against the future. Third, France has a 39-year-old tech-savvy president. Whereas his predecessors spent their energy saving dying industries, Emmanuel Macron intends to grab pieces of new ones, such as driverless vehicles. Fourth, Paris doesn’t need private cars because it already has the best public transport of any international city, according to the New York-based Institute of Transportation and Development Policy. Visitors from clogged developing cities ride metro trains here goggling in amazement. Already, nearly two-thirds of the 2.2 million Parisians don’t own cars, says Missika.

    True, the 10 million people in the suburban towns outside Paris rely more on cars. But, by 2024, most of them should have been weaned off. Wander around almost any suburb now, and somewhere near the high street you will find a billboard saying: “We are preparing the metro site.” Grand Paris Express — Europe’s biggest public-transport project — is going to change lives. It will bring 68 new stations, and thousands of homes built on top of them. The Olympics will help ensure it’s delivered on time. Then driverless shuttle buses will circulate endlessly along main drags. (One is already being trialled at La Défense, the business district. The only time it caused an accident was when a human driver took the wheel and hit a pedestrian’s ankle.)

    New electric bikes will allow suburban cyclists to cover two or three times current distances, making long commutes a doddle. The Périphérique — Paris’s ring road, which now cuts off the city from the suburbs — will become obsolete, predicts Missika. He looks forward to it turning into an urban boulevard lined with trees and cafés.

    By then Paris and the suburbs will have merged into a single “Grand Paris”. Missika points out that the Olympic stadium and athletes’ village in 2024 will be outside Paris proper, in Seine-Saint-Denis, one of France’s poorest departments — just five minutes from Paris by train, but currently a world away. Missika says, “For me, the Games are above all the construction of a Grand-Parisian identity.”



    By 2024, Paris will be the EU’s unrivalled number one metropolis. I asked Missika if he expected Brexit to benefit Paris. He replied that he considered London and Paris a single city, “the metropolis”. You can travel between them in less time than it takes to cross Shanghai. Anyway, he adds: “I have the impression Brexit won’t happen, since the English are pragmatic. The moment when they say, ‘We were wrong, we’ll take a step back’ will be a bit humiliating, but it will be better than doing Brexit.”

    “Paris is again picking up,” British architect Richard Rogers told me at last Saturday’s FT Weekend Festival. Admittedly, the city won’t be paradise yet in 2024. Soldiers with machine guns may still spend their days patrolling sleepy side-streets for terrorists, alleviating their boredom by eyeing up Parisiennes. But already, Paris is starting to regard its English neighbour with sympathy rather than envy.
  • L'Escogriffe
    336
    Mouais. Quand j'étais gosse (c'est à dire début 80) je m'ébahissais devant les articles du journal de Mickey qui expliquaient qu'en l'an 2000 les voitures voleraient. En 2005 je concevais des boites de vitesse comme premier job d'ingénieur...

    Leur vision est futuriste et un peu candide:

    The second reason Paris can change fast: France’s car industry has been steadily shedding jobs since the 1980s. It’s now too small to lobby hard against the future.Zof

    LoL. Un emploi sur 10 et des fleurons industriels (Renault Nissan, PSA, Valeo, Faurecia...), l'état étant actionnaire de certains d'entre eux. Pour l'instant le futur sans voiture telle qu'on la connait fait rêver dans certains microcosmes, le jour où il va falloir mettre X milliers de types sur le carreau à Tremery ou Sandouville, on va voir comment la pilule passe (cf Alsthom, Florange, GM&S...).

    Fourth, Paris doesn’t need private cars because it already has the best public transport of any international city, according to the New York-based Institute of Transportation and Development Policy.Zof

    Ils n'avaient pas mis leur lunettes, pour avoir fréquenté les transports New Yorkais et parisiens je les leur échange quand ils veulent. C'est d'ailleurs en revenant de New York en 2008 que j'ai craqué et que je me suis remis à tout faire en voiture / moto tant la comparaison m'avait exaspéré.

    By 2024, driverless taxis will be making ride after ride, almost never parking.Zof

    Le lobby des taxis étant très orienté sur le changement, c'est bien connu. (Sauf si Uber mène à bien son projet de les tuer puis de remplacer ses chauffeurs par des voitures autonomes).

    Sur le papier je pense que leur vision arrivera tôt ou tard. D'un point de vue théorique, ça peut arriver assez vite. Sauf que ces changements impliquent de très gros impacts socio économique, la pratique risque donc de s'éloigner de la théorie, pour des milliers de facteurs (sociaux, politiques, comportementaux...). Donc 2024, pour moi, ça parait un peu idyllique.

    Il n'y a qu'à voir le tollé que suscite les voies express vélo sur berge (à tort ou à raison, les données chiffrées montrant que c'est plutôt une bonne chose en termes de trafic) mais qui est un bon révélateur des crispations qui vont avec ces changements. Une du Parisien ce matin:

    vignette_medium_milibris.jpg
  • LIR
    208
    Ils n'avaient pas mis leur lunettes, pour avoir fréquenté les transports New Yorkais et parisiens je les leur échange quand ils veulent. C'est d'ailleurs en revenant de New York en 2008 que j'ai craqué et que je me suis remis à tout faire en voiture / moto tant la comparaison m'avait exaspéréL'Escogriffe

    Oui mais non... certes le confort des transports parisiens est très en dessous des standards, il n'empêche qu'en termes d'efficacité (nombre de voyageur X distance parcourue X temps passé), c'est un des tous meilleurs réseaux du monde.

    Pour ce qui est des lobby, ça va passer, tu raisonne à l'instant T, mais quand l'automobile va commencer à licencier en masse pour cause de baisse des besoins en main d’œuvre du fait de l'augmentation de la part de la voiture électrique, cela va changer.

    Et l'article ne parle pas de 2 aspects qui plaident eux aussi pour le changement potentiellement rapide :
    1) politiquement, c'est facile à faire : les parisiens utilisent moins leurs voiture que les banlieusards. or ce sont les parisiens qui votent pour la mairie de Paris. Et embêter ceux qui ne votent pas pour vous ne présente que peu de risque électoral.

    2) en termes d'urbanisme, il maintenant acquis qu'à partir d'une certaine taille, il est impossible de supprimer la congestion automobile. De plus, les transports ne pouvant concurrencer la voiture en termes de confort et de facilité, le seul moyen de rendre les TC intéressants, c'est de les rendre plus rapide... donc de créer de la congestion.

    Bref dans un avenir pas si lointain, les grandes mégalopole vont toutes supprimer la voiture. Soit brutalement par la législation, soit de fait en rendant les villes impraticables en voiture.
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